Le fonds Exbrayat

Zoom sur...

Le 1er novembre dernier, nous avons célébré nos morts. Les traditions autour des défunts semblent partagée dans bien des contrées ; et pourtant peu d’images d’archives aux Antilles. Nous avons sélectionné une gravure d’Une soirée funéraire chez les nègres (dit ainsi dans la légende), à Surinam. Un dessin de M. Théodore Bray. Comme dans nos veillées, la perte de l’être cher plonge les proches dans la tristesse, mais on y retrouve ces moments conviviaux de discussion, sur le mort - ou pas d’ailleurs-, ces verres d’alcool bus à la santé du mort…un lieu où les notables se montrent, des ouvriers pleurent un collègue, un conteur raconte… pour faire oublier la peine.

Gravures, estampes, lithographies.

Des menus pour les fêtes ! Depuis le début de cette année 2020, la croisière ne s’amuse plus. Les paquebots sont à l’arrêt, et les festivités de fin d’année sont plus qu’incertaines. Qu’à cela ne tienne ! En cercle restreint, on prendra du plaisir à mitonner des petits plats et les tables seront comme d’habitude, bien garnies. Durant les années 50, la Compagnie Générale transatlantique armateur du « Flandre » et du paquebot « Antilles » sillonnaient les mers, jusqu’en URSS. A défaut de partir en croisière, le fonds iconographique vous propose de revêtir vos tenues de soirée, de vous attabler à la table du commandant Monicault et de partager ces menus, de l’apéritif au dessert. L’occasion aussi d’admirer les gravures de Jacques Rigaud, dessinateur et graveur du XVIIIè siècle. Ces cartes de menus donneront sans doute des idées de repas à ceux qui hésitaient encore, ou peut-être cela nous fera-t-il rêver d’un ailleurs, pour tourner la page d’une année bien difficile. Bon appétit !

Faits de société

Ces derniers mois, notre île a connu quelques remous sur le plan sociétal. Au même titre que les cartes postales, les photographies marquent aussi notre histoire ; avec tout ce qu’elle comporte, ses contestations, ses moments de joie, de fierté, ses divergences, tout ce qui fait que les Martiniquais sont ce qu’ils sont. Nous ne pouvions donc passer sous silence ces évènements. Sans parti pris, nous relatons en images des moments de notre histoire.